Crise au Vénézuela

Le Venezuela, frappé par une crise politique et socio-économique, est en proie à la violence, l'insécurité et la détérioration des droits fondamentaux, auxquelles s'ajoutent des pénuries de nourriture, de médicaments et de services essentiels.

La crise au Vénézuéla en quelques chiffres
La crise que traversent les Vénézuéliens s'accélère de jour en jour, poussant toujours plus de personnes à fuir, majoritairement des familles accompagnées d’enfants, des femmes enceintes, des personnes âgées et des handicapés
5,8 millions
de personnes ont quitté le Venezuela depuis 2014, soit 12% de la population​
5'000
personnes continuent de fuir le pays chaque jour​
+8000%
de demandes d'obtention du statut de réfugié de la part des Vénézuéliens depuis 2014
851'000
demandeurs d'asiles vénézuéliens à travers le monde​
Une approche collaborative

Des centaines de milliers de Vénézuéliens sont toujours sans documents d’identité ou permis de séjour dans les pays voisins et n’ont donc aucune garantie de pouvoir exercer leurs droits fondamentaux.

Le HCR travaille en collaboration avec les gouvernements voisins pour favoriser une approche globale et coordonnée des besoins des Vénézuéliens déplacés afin d'améliorer leur prise en charge.

Ainsi, le HCR vient compléter l’action engagée par les gouvernements pour fournir des abris d’urgence aux Vénézuéliens qui entrent dans les États frontaliers et les villes principales.

Parallèlement, le HCR met en place des mesures concrètes vivant à les protéger et assurer le respect des droits fondamentaux des Vénézuéliens. 

Des populations contraintes de fuir et totalement démunies

En plus de la crise politique et socio-économique, le Venezuela subit des pénuries de nourriture, de médicaments et de services essentiels, provoquant l'exode le plus important de l'histoire récente de la région. ​

Pour la plupart sans documents d'identité, les Vénézuéliens arrivant dans des pays tiers sont extrêmement vulnérables à l’exploitation professionnelle et sexuelle, au trafic d’êtres humains, à la violence, à la discrimination et à la xénophobie.​

Ce que fait le HCR

Le HCR veille à améliorer les conditions de réception et d'assistance pour répondre aux besoins essentiels immédiats, et combat la discrimination et la xénophobie dans les pays hôtes. ​Il veille aussi à renforcer leur inclusion socio-économique pour faire en sorte que les réfugiés soient mieux accueillis par les communautés hôtes. ​

Ainsi, le HCR a renforcé sa présence le long des frontières pour limiter l'ampleur des risques tels que la traite d'êtres humains, l'exploitation, et pour identifier les personnes ayant besoin de protection et de services particuliers, tels que les enfants non accompagnés et les femmes enceintes.​

Le HCR fournit aussi une aide et des conseils juridiques à l’arrivée et distribue de l’eau potable ainsi que des trousses d’hygiène pour les enfants et pour les femmes aux zones frontalières. 

À ce jour, 13 foyers temporaires ont été ouverts par le HCR à Boa Vista et Pacaraima où 6000 Vénézuéliens sont accueillis

Une aide financière devenue vitale

Il est urgent d'intensifier l’assistance humanitaire et accroître le soutien à l’inclusion socio-économique pour soutenir les efforts des pays hôtes. Les aider, afin de faire en sorte qu'ils continuent d’accueillir les réfugiés et les migrants dans un environnement sûr et bienveillant. 

Le HCR requiert en 2020 237,5 millions de CHF pour répondre aux besoins les plus urgents dans les 16 pays hôtes impactés par la situation.

Cependant, moins de la moitié de ces fonds ont été levés à ce jour.​

L'assistance est devenue vitale.